Blenheim : le pays du vin
- 6 juin 2016
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Je reprends mon récit à samedi midi quand nous avons quittés Picton pour nous rendre à Blenheim où nous avait donné rendez-vous la personne en charge de nous trouver du travail.
Pour que vous compreniez : généralement pour trouver du travail saisonnier, il est plus aisé de passer par les backpacks qui sont généralement copain copain avec les contractors qui recrutent pour les vignobles. Du coup, nous avons répondu à une annonce de backpack qui propose de trouver du travail dans les vignobles en échange de loger chez eux (cette dernière condition est implicite mais on va dire forcée). C’est aussi clair que ça, si on dort au backpack, on aura du travail en soit. Dans le cas contraire, c’est à nous seuls de se débrouiller.
Bref, dimanche après-midi nous avions rendez-vous avec cette personne du backpack donc, pour qu’il nous rencontre et nous mette en contact avec des vignobles. Bleinheim est LA région du vin par excellence, située dans la province de Marlborough, c’est de là que part toute la production de vin. C’est une ville habituée à accueillir beaucoup beaucoup de travailleurs saisonniers comme nous allons le devenir. Il y a toujours du travail qu’importe la saison, mais disons que les vendanges et la saison qui suit sont surtout très propices pour trouver un travail dans les vignes. En effet, on rentre dans la saison où il faut couper les vignes et les rattacher aux câbles. Du coup, ça nécessite énormément de monde. D’où tous les PVTistes comme nous (= ce qui ont un Working Holiday Visa) qui se précipitent pour avoir un moyen de rémunération temporaire.
Arrivés au backpack, nous n’avons pas vu la personne qui nous avait contactés, néanmoins nous avons été mis sur la liste des futurs travailleurs et avons dû attendre lundi matin pour qu’on nous confirme que nous sommes bel et bien pris pour le travail dans les vignes. Ici, ils font la différence entre la winery, c'est-à-dire la cave où on fait la production de vin et les vineyard, là où pousse le raisin tout simplement. Généralement la taille se fait par des gens expérimentés d’après ce qu’on nous a dit, car en effet si la branche n’est pas correctement taillée, toute la production de raisin qui en découle ne sera pas correcte. Ils sont du coup mieux payés. Les femmes sont plutôt choisies pour le wrapping, c'est-à-dire l’accrochage des branches. Il reste enfin le stripping, autrement dit le ramassage des branches taillées. Comme c’est parti, Rémy sera au stripping et moi au wrapping mais on sera réellement fixés demain quand nous commenceront à travailler.
Bon déjà une chose de faite. Il est vrai que c’était un coup de poker de quitter le Nord pour venir travailler ici sans réelle assurance. Mais ça l’a fait. Et très rapidement, en 1 journée la personne du backpack voulait déjà nous rencontrer, et une journée sur place pour vraiment être acceptés. Bon après, pas besoin d’avoir d’expérience ni de parler nécessairement anglais. A notre grande surprise il y a énormément d’étrangers (pays d’Afrique majoritairement et asiatiques) qui viennent faire les saisons et qui ne parlent pas un mot d’anglais. En tout cas, nous y voici, il a fallu s’acheter une paire de bottes ce matin pour être parés demain (et un bonnet pour Rémy, qu'il ne quitte plus depuis !). Ready pour 1 mois et demi si ce n’est 2 mois. Ca risque d’être physique et barbant mais en même temps nous n’avons pas réellement le choix si nous voulons continuer notre voyage…
Bon ça c’est côté travail, maintenant côté logement. Alors là c’est une autre paire de manche…
Dimanche soir il a fallu dormir en backpack, hors comme c’est la haute saison côté travail, tout est plein ! Et le peu qui reste est en dortoir et pour maximum 1 à 2 nuits. On a fait 4 backpack avant de trouver un lit de disponible. On est tombé sur celui qui n’était pas le plus donné d’ailleurs… Tous les backpack proposent ici de régler à la semaine, comme il y a énormément de workers, cela tourne autour de 130-145$/sem/pers. Ça c’était donc dimanche soir mais aujourd’hui lundi, après avoir eu confirmation pour le travail on nous a prié de régler pour la semaine à venir dans le backpack qui nous a trouvé du travail. Oui le système est pourri on ne va pas se mentir, du coup pas le choix, obligés de prendre ici. On a vu des choses magnifiques depuis que nous sommes arrivés en Nouvelle Zélande, des choses mémorables, mais là j’avoue que ça coupe un peu l’envie.
On va donc vivre cette semaine dans ce fameux backpack, dans une caravane. Oui aucune chambre double disponible ou sinon ce sont des dortoirs masculins majoritairement. Mais on nous a proposé une alternative la fameuse caravane garée sur le terrain qui comprend l’électricité, deux lits et la wifi gratuite en illimitée. Pour 110$/sem/pers. J’avoue que je n’étais vraiment pas chaud au début mais avions nous réellement le choix ? pas vraiment. C’est viellot, ça ne fait pas rêver, les sanitaires et la cuisine sont à peu près corrects mais on a notre intimité, il y a le chauffage dans la caravane et on est près du centre ville (à 1min en voiture). Ah que notre petite école nous manque, on y était vraiment trop bien…
Mais bon, il faut avancer. Je me console en me disant que c’est temporaire et qu’on n’y sera que le soir, comme on va surement commencer très tôt tous les matins.
Donc voici où nous en sommes pour le moment. Je vous dirai comment s’est déroulée notre première journée de travail, on ne sait pas ce qui nous attend (comme toujours j’ai envie de dire).

Le canal de Blenheim
En tout cas, l’automne est un vrai régal, les montagnes autour avec les vignobles aux couleurs chatoyantes peignent un magnifique paysage, c’est vraiment superbe.
A très vite xoxoxo









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